Ma démarche

Cette page explique comment un billet de ce carnet se fabrique, parce que la question m’a été posée plusieurs fois et qu’elle est légitime : je n’ai aucune formation dans le bois ni dans le bâtiment, et rien ici ne doit être lu comme l’avis d’un praticien.

Ce que je fais avant d’écrire

Un sujet arrive presque toujours par la maison. Une pièce de charpente qui se révèle en déposant un plafond, un poteau de clôture qui a lâché au pied, un panneau acheté sans savoir à quoi correspondait son marquage. Je commence par écrire la question telle que je me la pose, sans vocabulaire emprunté.

Ensuite je lis. Les guides techniques publics et les fiches des organismes de la filière bois d’abord, parce qu’ils sont gratuits et datés ; les revues spécialisées en construction bois ensuite, que je consulte à la médiathèque ; enfin les documentations de fabricants, en gardant en tête que ce sont des documents commerciaux. Quand deux sources se contredisent, je le dis dans le billet plutôt que de choisir celle qui m’arrange.

Je vais voir, aussi. Les négoces et les scieries de la région acceptent généralement qu’on regarde une pile de planches et qu’on pose des questions. Ces visites sont la partie la plus utile de mon travail de préparation : c’est là que je découvre l’écart entre ce qu’un guide décrit et ce qui se vend réellement à vingt kilomètres de chez moi.

Ce que j’écris, et ce que je n’écris pas

  • Je cite la source quand j’avance une donnée technique : titre du document, type, et ce qu’il dit exactement.
  • Je distingue toujours ce que j’ai constaté chez moi de ce que j’ai lu ailleurs. Les deux n’ont pas la même valeur.
  • Je ne donne pas de prescription de mise en œuvre. Un dimensionnement de charpente, un traitement de structure porteuse, une reprise en sous-œuvre : ce sont des sujets où l’erreur se paie, et où il faut consulter quelqu’un dont c’est le métier.
  • Je n’ai aucun lien commercial avec les fournisseurs dont je parle, et je ne touche rien sur ce que vous pourriez acheter après m’avoir lu.

Le climat du Nord, systématiquement

Presque chaque billet revient sur l’humidité. Ce n’est pas un tic d’écriture : sur le littoral flamand, l’humidité relative moyenne et les vents chargés de sel changent concrètement ce qu’on peut faire d’une essence, d’un traitement ou d’un bardage. Un conseil parfaitement valable pour une maison du Sud-Ouest peut être inadapté ici, et je préfère le préciser plutôt que de recopier une recommandation générique.

Corrections

Je me trompe. Quand c’est signalé et que la correction est fondée, je modifie le billet et j’indique ce qui a changé plutôt que de réécrire discrètement. Si vous voyez passer une erreur, la page de contact est là pour ça.

Renaud